complémentaire santé

Désaccord entre complémentaires de santé et associations d’usagers

Les associations d’usagers et les complémentaires de santé vivent, depuis quelques jours, une situation très tendue. En effet, cela s’explique par un désaccord entre les deux parties. Ces dernières possèdent des points de vue divergents sur la date d’application d’un projet de loi en faveur des associations de consommateurs.  

Les raisons de la mésentente entre les deux parties

La paix ne règne plus entre les associations d’usagers et les complémentaires de santé que constituent les mutuelles, les assurances privées et les institutions de prévoyance. En effet, la tension qui prévaut actuellement entre les deux parties est due à l’opposition des associations au souhait des complémentaires de repousser à une date ultérieure l’application de la loi sur la résiliation à tout moment.

Aussi, les associations de consommateurs exigent des complémentaires le respect strict de leur promesse de lisibilité de contrat. Par ailleurs, ces dernières évoquent une urgence quant à l’application de la loi votée depuis juillet 2019, car « la flambée des cotisations et la qualité très inégale des garanties contribuent aux renoncements aux soins ». 

Que retenir du communiqué publié par les associations ?

C’est à travers un communiqué commun que les associations d’usagers ont manifesté leur mécontentement. Ainsi, dans ce message, ces dernières parlent d’un potentiel doute lié à l’application effective de la loi permettant de changer d’assurance santé à tout moment, le 1er décembre prochain. En réalité, les associations craignent le « lobbying des fédérations de complémentaires de santé ».

Des avis sur le report de l’application de la loi 

D’ailleurs, le report de l’application de cette loi à une autre date est confirmé par l’Unocam (Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie). L’Unocam évoque qu’une demande a même été formulée par les complémentaires sur le sujet.

Ainsi, le président de l’Unocam s’explique en ces termes : « Les complémentaires ont demandé un délai de six mois afin de faire face aux difficultés issues de la crise sanitaire ». De plus, il déclare : « Beaucoup d’entreprises et beaucoup de particuliers ont demandé des délais de paiement. Si on applique la loi au 1er décembre, on va encore compliquer la situation pour les complémentaires ».

Par ailleurs, des personnalités politiques se sont prononcées sur le sujet. C’est notamment le cas du député Dominique Da Silva qui est aussi le rapporteur du projet de loi en question. En effet, ce dernier reste fermement opposé à un report de cette loi. Il affirme : « Ça n’est pas le moment, au contraire de revenir sur cette possibilité… ». Plus loin, il dit dans sa déclaration : « L’objectif de cette réforme c’est d’avoir une complémentaire satisfaisante, permettre une concurrence saine et remettre de la transparence dans les contrats ».

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