Ces deux médicaments sont utilisés pour le traitement de troubles gynécologiques. L’agence de médicaments, après consultation des avis des patients, a émis un certain nombre de recommandations sur ces produits.

Lutéran et Lutényl

Ces médicaments sont des pilules contraceptives qui ont fait l’objet d’une observation par l’agence nationale de sécurité du médicament. Suite à l’observation des patientes, il s’avère que le Lutéran, le Lutényl et leurs génériques pourraient entraîner de grands risques de tumeur cérébrale. Pour ce faire, l’agence a émis des recommandations relatives à l’usage de ces deux progestatifs et au suivi des patientes concernées.

L’agence déconseille la consommation de ces produits aux femmes ménopausées ou ayant un cycle irrégulier. Ils le sont également à celles qui ont un cycle artificiel lié à un œstrogène, à celles souffrant de syndrome prémenstruel ou de mastodynies non sévères.

Le Lutéran recommandé aux femmes souffrant d’endométriose

Selon l’agence, en l’absence de résultats des alternatives thérapeutiques ou en cas de contre-indications de ces traitements, le Lutényl peut être administré aux femmes ayant des hémorragies fonctionnelles. Celles souffrant de mastopathie, celles en situation préopératoire ou ayant des ménorragies induites par les fibromes peuvent également utiliser le Lutényl.

L’agence a également jugé le Lutéran en faveur de l’endométriose. Elle invite, par ailleurs, les femmes qui utilisent l’un ou l’autre de ces produits ou leurs génériques à être attentives aux signes annonciateurs d’un méningiome. Elles sont également appelées à en parler avec leur médecin.

Le 22 janvier se tiendra une réunion d’experts qui aura pour but de débattre des documents d’informations qui vont accompagner les recommandations émises. C’est depuis le début de l’année 2019 que l’agence attire l’attention du corps médical et des femmes sur les risques de méningiome liés à l’usage de l’acétate de nomégestrol (Lutényl et génériques) et d’acétate de chlormadinone (Lutéran et génériques). 

Toutefois, le risque ne survient qu’en cas d’utilisation prolongée et d’une forte dose. Certes, cela est rare sur une échelle collective. Il ne touche qu’une personne sur 1000 par an. Il évolue avec le cumul de la dose et l’âge de la patiente.

Suite à une vaste étude épidémiologique faite en juin 2020, il a été possible de quantifier le risque. Les femmes qui suivent l’un ou l’autre de ces traitements pendant plus de six mois ont 3,3 fois plus de chance de manifester les signes de méningiomes. Le risque évolue avec la durée du traitement.

À partir de 5 ans de traitement, le Lutényl augmente le risque par 12,5. Avec le Lutéran, le risque augmente de 7 après 3,5 ans de traitement.

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