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Alerte coronavirus : 1 porteur sur 4 reste asymptomatique

Depuis son avènement, les études se multiplient afin de mieux connaître le coronavirus et trouver des solutions pour l’endiguer. Ainsi, une proportion d’un quart des personnes infectées par le virus est considérée comme « asymptomatique ». C’est, en tout cas, ce que dévoilent les résultats des recherches de Santé publique France.

Un pourcentage élevé et variable selon les milieux

Ces résultats viennent, en effet, confirmer les doutes de l’épidémiologiste Daniel Lévy-Bruhl qui objectait déjà en février que « le spectre de manifestations cliniques » du coronavirus pouvait être perçu comme l’une des « difficultés » de la maladie. Grâce à Santé publique France, on en sait, heureusement, un peu plus sur le sujet. 

Le premier constat que révèle cette étude est celui de l’ambiguïté entre les premières données communiquées et les résultats de l’agence sanitaire française. En janvier, à la suite des premières études sur les personnes infectées par le virus dans la région du Hubei, il était déterminé que seulement 1,2 % de ces personnes ne manifestaient pas de signes. Cette conclusion comporte, néanmoins, une importante insuffisance : à l’époque, les médecins ne détectaient que les symptômes cliniques.

En appliquant des tests rigoureux et plus scientifiques sur les patients, les chiffres ont, depuis, beaucoup évolué. Les tests réalisés sur les personnes contaminées dans la ville italienne de Vo’ montrent que plus de 40 % d’entre elles étaient asymptomatiques. Un pourcentage plus élevé que celui établi par une autre étude, cette fois en Espagne, sur des personnes testées positives au virus (un tiers des patients). En Grande-Bretagne, près de 80 % des soignants ne montraient pas de signes de la maladie.

Une contagiosité variable selon les périodes

Les conclusions de Santé publique France déterminent que 24,3 % des contaminations restent asymptomatiques, tout en décrivant cette proportion comme importante et « hautement variable ». Elles font également état d’un autre constat : près de la moitié des infections se produiraient dès l’apparition des tout premiers symptômes d’un patient. Les résultats de cette synthèse doivent, cependant, être nuancés dans la mesure où les données sur lesquelles ils se basent proviennent de patients isolés après l’apparition des premiers signes. L’agence assure que « dans un contexte d’épidémie généralisée, où l’isolement des cas et le traçage des contacts sont moins intenses, la part des transmissions pré-symptomatiques est certainement moins importante ». Il s’agit d’une situation problématique, puisque les personnes infectées et asymptomatiques représentent de potentielles menaces pour les personnes saines. Pour Santé publique France, la contagiosité des malades serait « maximale de deux à trois jours avant et jusqu’à huit jours après le début des symptômes ». Les mesures barrières ne sauraient être donc uniquement imposées aux patients ou malades, mais à l’ensemble de la population afin d’éviter une hécatombe.

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