De nombreuses personnes attribuent des pouvoirs étendus à la pleine lune. Elle provoquerait ainsi des accouchements, serait responsable des accidents et aurait aussi un impact sur l’humeur ou la libido. Si certains de ces effets n’ont aucun fondement scientifique, ses effets sur le sommeil pourraient être réels. 

Impact de la lune sur le sommeil

Entre mythe et réalité, les effets de la pleine lune sur l’être humain suscitent beaucoup de polémique. Pour déterminer si la lune a bel et bien un impact sur le sommeil, des chercheurs argentins ont fait des études sur une population de 98 personnes. 

La population cible a été divisée en 3 groupes : un groupe vivait en zone urbaine, le deuxième groupe avait un accès limité à l’électricité et le dernier groupe était entièrement coupé de l’électricité. Chaque participant était équipé de bracelets capteurs d’activités. Ceux-ci surveillaient les périodes de sommeil au cours de plusieurs cycles lunaires.

À la fin de l’étude, les chercheurs sont parvenus à la conclusion selon laquelle la lune aurait un impact sur la durée de la nuit. Tous les participants se sont couchés tardivement les nuits de pleine lune et leurs nuits ont été particulièrement courtes pendant la période précédant la pleine lune. Cette conclusion concerne aussi bien ceux qui étaient coupés de l’électricité que ceux vivant en zone urbaine.

Pour confirmer ces résultats, les chercheurs ont mené la même étude auprès de quelques étudiants dans la ville de Seattle. Il s’agit d’une grande ville des USA qui ne s’éteint jamais. Ils ont constaté les mêmes variations de sommeil les jours précédant la pleine lune. Force est donc de constater que les pouvoirs de la lune sur le sommeil ne sont pas seulement imaginaires et qu’ils sont bien réels.

Une telle étude avait déjà été menée en 2013 par des chercheurs suisses qui ont prouvé que la pleine réduisait de 30 % la qualité du sommeil. Selon cette étude, la durée de sommeil était réduite de 20 minutes pendant la période précédant ou suivant la pleine lune. Les sujets observés mettaient également des minutes supplémentaires pour trouver le sommeil

Toujours selon la même étude, la phase de sommeil profond est également réduite de 30 %. Des prélèvements sanguins effectués en complément de l’étude du sommeil ont montré aussi que les variations lunaires agissent aussi sur la production de la mélatonine. Il s’agit de l’hormone principale de régulation du sommeil. Les chercheurs ont expliqué ces résultats par la présence d’une horloge circalunaire dans l’organisme. Cette dernière régule les activités biologiques dans l’organisme.