Environ 75 % des encres utilisées pour le tatouage nuisent à la santé. C’est le résultat d’une enquête menée par le magazine « Que choisir ». La plupart contiennent des substances cancérigènes.

Selon les résultats de l’enquête menée par le magazine « Que choisir », la plupart des encres utilisées en tatouage, notamment les encres de couleur, sont nocives pour la santé. Sur 20 encres étudiées, 15 contiennent des composants qui seraient dangereux pour la santé. Certaines provoquent des allergies, et à long terme, peuvent aboutir sur un cancer.

De quoi sont faites les encres ?

Le magazine déplore particulièrement l’absence de réglementation en matière de fabrication des encres. Si les produits cosmétiques et d’hygiène font l’objet d’un contrôle strict, ce n’est pas le cas pour les encres de tatouage. Elle est pourtant insérée dans l’épiderme, et les mélanges obtenus sont faits à partir de pigments divers, de solvants et de stabilisateurs.

Les encres sont composées également d’humectants, de régulateurs de pH, d’émollients, de conservateurs et d’épaississants. Un vrai mixage de composés chimiques qui est infiltré sous la peau. Une fois injecté, le colorant est pratiquement le seul produit qui ne s’éloigne pas de l’endroit où il est appliqué.

Tous les autres ingrédients qui sont, pour la plupart, solubles se répartissent dans le corps. Ce qui n’est pas sans danger. Et les personnes sensibles peuvent le ressentir dès les premiers jours. Des sensations de picotements allant à des éruptions cutanées se manifestent au niveau du tatouage.

Dans la plupart des cas, des allergies se déclenchent. L’encre rouge en est la principale cause. Les pigments peuvent atteindre les ganglions lymphatiques et provoquer un dérèglement du système immunitaire.

L’encre contient aussi un additif : le E171 qui est fait de dioxyde de titane. Il peut être la cause de l’apparition de lésions précancéreuses. Il faut noter que la plupart des conservateurs et colorants utilisés pour fabriquer les encres ont été interdits en cosmétique.

Les aiguilles servant à injecter les produits sont également sujets à problèmes. Elles contiennent entre 15 à 20 % de chrome et 6 à 8 % de nickel. Il s’agit de métaux lourds qui sont composés de nano particules pouvant provoquer des allergies.

Suite à cette étude, « Que Choisir » a demandé à la DGCCRF et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) de retirer du marché les produits hautement toxiques.

Par ailleurs, une nouvelle réglementation européenne est en cours pour encadrer la composition de l’encre à partir de décembre 2021. Elle obligera aussi les fabricants à étiqueter leurs produits.