Comment définir l’autisme et le syndrome d’asperger ?

La plupart des gens relient l’autisme à n’importe quel trouble de comportement observé chez un individu. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’autisme n’est qu’une forme parmi tant d’autres de la grande famille des TSA (Troubles du Spectre Autistique). Au même titre que l’autisme, le syndrome d’asperger est aussi un trouble mental très fréquent et souvent confondu avec l’autisme. Quelles sont donc les particularités de l’autisme et du syndrome d’asperger ? Suivez !

Qu’est-ce que l’autisme ?

L’autisme est défini en médecine comme étant un trouble du neurodéveloppement. Pour faire simple, la maladie empêche le développement normal du système nerveux. Les répercussions de la maladie se constatent sur les capacités mentales du sujet, sa façon d’appréhender et de communiquer avec le monde.

Pour confirmer qu’un enfant ou une personne plus âgée présente les symptômes de l’autisme, il faut faire recours à un diagnostic médical. En effet, l’autisme n’est que la forme de base des maladies de la grande famille des troubles du spectre autistique.

Qu’est-ce que le syndrome d’asperger ?

Le syndrome d’asperger est une forme complexe des troubles du spectre autistique. La maladie a été découverte par le docteur Hans Asperger en 1943. L’autiste asperger prend une forme différente selon la personne atteinte. Cependant, le syndrome d’asperger est décrit comme la forme la plus évoluée des différents troubles du spectre autistique.

L’autisme asperger se manifeste toujours dès les premières années de l’enfance. L’origine de la maladie n’est pas encore scientifiquement déterminée, mais la plupart des chercheurs se rejoignent sur le fait que des facteurs génétiques participent à sa survenue. Il s’agit notamment des anomalies génétiques telles que : le syndrome du chromosome X fragile, la sclérose tubéreuse et le syndrome de Down.

Les manifestations communes de l’autisme et du syndrome de l’asperger

Les maladies du trouble du spectre de l’autisme couvrent plusieurs profils, mais les différentes manifestations possèdent tous des symptômes typiques. Ainsi, pour les cinq maladies constitutifs des troubles du spectre autistique, à savoir : l’autisme, le syndrome d’asperger, le syndrome de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance et le trouble envahissant de développement non spécifié, trois symptômes types sont observés.

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Tout d’abord, les troubles du comportement sont la base de tous les TSA. Ils se manifestent par une agitation, un repli sur soi, des cris sans raison apparente, de l’agressivité envers les personnes et des tendances à l’automutilation. Un autre des symptômes typiques commun aux deux maladies est la difficulté des individus à communiquer.

Les personnes atteintes de l’autisme dans toutes ses formes ont des  difficultés à s’exprimer. La plupart d’entre elles ne sont pas capables d’extérioriser des informations dans un langage correct.  C’est le cas de certains sujets qui s’expriment à la troisième personne. Enfin, les troubles des relations sociales sont aussi observés chez la plupart des sujets.

Le syndrome d’asperger et ses symptômes particuliers 

Les personnes autistes présentent des troubles des fonctions mentales. Certains les présentent avec une intensité plus élevée que les autres. On distingue toutefois une caractéristique singulière qui permet de catégoriser les troubles de l’autisme. Il s’agit de la déficience intellectuelle.

La déficience intellectuelle n’est pas un symptôme typique des cas d’autisme. Certaines personnes atteintes de l’autisme ou du syndrome d’asperger présentent des signes de déficit intellectuel tandis que d’autres non. Le syndrome d’asperger dans sa forme la plus répandue, ne montre pas de déficience intellectuelle chez les sujets porteurs. Parfois, ils présentent un quotient intellectuel beaucoup plus élevé que la normale.

En ce qui concerne les symptômes propres à l’autisme asperger, il faut remarquer chez les personnes atteintes, un faible intérêt pour des sujets qui normalement regroupent la plupart. En général, le sujet développe une culture élevée pour des centres d’intérêts spécifiques. Le sujet atteint n’éprouve de l’attrait que pour un certain nombre de choses. Par ailleurs, ils font aussi preuve d’une faible habileté et présentent des tics et comportements répétitifs très prononcés.

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Hormis ces symptômes directement liés aux manifestations de la maladie, certains troubles peuvent venir encombrer le syndrome autistique asperger déjà présent. La personne atteinte peut avoir du mal à percevoir les variations de températures et même la douleur. Il n’est pas rare que certains autistes asperger soient hypersensibles aux bruits et à certaines odeurs. À cela s’ajoutent aussi des difficultés à s’orienter dans un environnement familier, des troubles du sommeil ainsi que des tendances dépressives.

Ressources complémentaires :

  • Guide d’intervention pédagogique : Le syndrome Asperger dans le milieu scolaire
  • Le syndrome Asperger expliqué aux parents : ensemble de livres sur le sujet :
    • Tony Attwood, 2018, édition De Boeck
    • Stéphanie Laine, 2019, édition Tom Pousse
    • Peter Vermeulen, 2009, édition Dunod
    • Ronnie Young, 2009, édition Chenelière
    • Sarah Chastenet, 2020, édition Enrick B.
    • Teresa A. Cardon, 2019, édition AFD
    • Norm Ledgin, 2008, édition Salvator
    • Ludovic Fauchier, 2015, édition Amalthée

2 réflexions au sujet de “Comment définir l’autisme et le syndrome d’asperger ?”

  1. Bonjour, j’ai lu votre article intéressant mais ce passage n’est pas tout à fait vrai : « Tout d’abord, les troubles du comportement sont la base de tous les TSA. Ils se manifestent par une agitation, un repli sur soi, des cris sans raison apparente, de l’agressivité envers les personnes et des tendances à l’automutilation ».
    Les troubles du comportement sont une conséquence d’un environnement trop anxiogène pour la personne qui a un TSA. Ils ne sont pas un symptôme du TSA. Quand on instaure un environnement sécuritaire et adapté à la personne, les troubles du comportement disparaissent.

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    • Bonjour,
      merci pour votre remarque, qui est très pertinente. Vous avez raison de souligner que les troubles du comportement ne doivent pas être présentés de façon simpliste comme une “base” des TSA.

      Il est plus juste de rappeler que les caractéristiques centrales du trouble du spectre de l’autisme concernent avant tout la communication sociale, les interactions sociales, ainsi que les comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs. Les cris, l’agitation, le repli, l’agressivité ou l’automutilation ne sont donc pas des signes systématiques du TSA en lui-même. Ils peuvent apparaître chez certaines personnes, mais souvent dans un contexte de souffrance, de surcharge sensorielle, d’anxiété, d’incompréhension ou d’environnement inadapté.

      Votre précision sur l’environnement est essentielle. Lorsqu’une personne autiste évolue dans un cadre plus sécurisant, plus prévisible et mieux ajusté à ses besoins sensoriels, relationnels et émotionnels, ces comportements peuvent effectivement diminuer fortement, voire disparaître dans certains cas. C’est d’ailleurs pour cela que les recommandations insistent sur la recherche de déclencheurs possibles, qu’ils soient environnementaux, médicaux ou psychiques, avant d’interpréter le comportement de manière trop rapide.

      Par exemple, un enfant autiste qui crie en classe n’est pas forcément “agressif” ou “opposant” : il peut être en surcharge face au bruit, à l’imprévu ou à une consigne mal comprise. De la même façon, une personne qui se replie sur elle-même peut chercher à se protéger d’un environnement trop stimulant, et non manifester un symptôme comportemental propre au TSA. C’est bien cette lecture plus fine et plus respectueuse qui doit être privilégiée. Cette approche est cohérente avec les recommandations récentes de la HAS sur la prévention et la réponse aux comportements-problèmes.

      Merci en tout cas d’avoir apporté cette nuance importante, qui permet d’améliorer le propos et d’éviter les raccourcis sur un sujet aussi sensible.

      Et voici une version plus courte, plus directe :

      Bonjour,
      merci pour votre remarque, vous avez raison de souligner cette nuance. Il est plus juste de dire que les troubles du comportement ne constituent pas la base des TSA. Les caractéristiques centrales concernent d’abord la communication sociale, les interactions sociales et les comportements répétitifs ou restreints. Les cris, l’agitation, le repli ou l’agressivité peuvent apparaître chez certaines personnes autistes, mais souvent en réaction à un environnement anxiogène, à une surcharge sensorielle ou à une souffrance non exprimée. Lorsqu’un cadre sécurisant et adapté est mis en place, ces manifestations peuvent en effet diminuer nettement. Merci d’avoir rappelé ce point essentiel.

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