Il est de notoriété publique que la consommation de champignons peut être mortelle. Ce patient qui s’est injecté une infusion de champignons hallucinogènes a appris à ses dépens que l’injection est tout aussi dangereuse.

Des champignons dans le sang

Souffrant de troubles maniaco-dépressifs, il cherchait des remèdes qui l’aideraient à traiter ses épisodes dépressifs quand il est tombé un jour sur une revue scientifique. Les articles de ladite revue faisaient l’éloge du LSD et de la psilocybine à très faible dose. Ces deux éléments sont des ingrédients actifs des champignons hallucinogènes reconnus pour traiter efficacement les troubles dépressifs et l’anxiété. Consommés sous forme orale, les champignons sont efficaces pour soigner ces maux. 

Pour des raisons qui demeurent inconnues, ce patient décide plutôt de s’injecter l’infusion qu’il a préalablement filtrée au coton. Peu de temps après, il a commencé à présenter des signes de malaise profond : la léthargie, les diarrhées et vomissements, ainsi que la jaunisse. Les vomissements étaient accompagnés de sang. C’est alors qu’il a été conduit aux urgences.

Après les analyses, les médecins constatent que le patient, qui est dans une confusion totale, souffre d’insuffisance rénale et de troubles respiratoires. Ses fonctions cardiaques sont également gravement affectées. Les résultats des analyses signalent une infection bactérienne et fongique. Les champignons ayant proliféré dans son sang ont entraîné un choc septique. Selon les médecins, il y aurait une présence de Psilocybe cubensis dans le sang du patient, signe que les champignons auraient poussé dans son organisme. 

Le patient âgé de la trentaine est placé en soins intensifs où il subit un traitement de choc aux antibiotiques et antifongiques. Cette situation, pour le moins étrange, n’est pas le premier cas. En effet, en 1985, un cas similaire s’était produit avec un homme qui s’est injecté avec les champignons hallucinogènes. Celui-ci a souffert de fièvres et de douleurs avant d’être sauvé in extremis par les médecins. Plus tard en 2018, un jeune Lyonnais s’est retrouvé dans un état de surexcitation anormale après avoir consommé des champignons. Il aurait pris une dose exagérée de cette substance. Cependant, les médecins sont d’avis que le LSD et la psilocybine sont plus sûrs que les autres traitements antidépresseurs. Leurs effets secondaires étant moindres. Très bientôt, les champignons hallucinogènes pourraient être autorisés aux États-Unis comme traitement antidépresseur. Toutefois, le traitement n’est délivré que sur ordonnance médicale et ne saurait être l’objet d’une automédication. Il ne doit pas non plus être pris en intraveineuse.